Les priorités d’Ecolo-Lasne, telles que définies pour les élections communales de 2012

L’une des priorités du programme Ecolo est évidemment la question de l’environnement ; à cet égard, Ecolo estime que pour sensibiliser sa population de manière crédible, la commune se doit de montrer l’exemple. Ainsi, plusieurs mesures sont prévues visant notamment à diminuer la consommation d’énergie des bâtiments communaux, à supprimer l’utilisation des pesticides, et à recourir à des produits aussi écologiques que possible pour l’entretien et/ou la rénovation des différents bâtiments communaux.

Ecolo souhaite également que la commune stimule de meilleures pratiques agricoles et soutienne les agriculteurs désireux de se convertir au bio. En aval, il y aurait lieu de faire en sorte que les repas servis dans la commune (cantines scolaires, crèches, CPAS, …) veillent à l’équilibre nutritionnel, tout en promouvant la saisonnalité et la proximité.

Une autre priorité est la mobilité douce qu’il convient de favoriser par le développement, l’entretien et la valorisation des trottoirs, pistes cyclables et sentiers, et en réalisant les aménagements de voiries systématiquement en fonction des piétons et cyclistes. La protection des usagers faibles de la route passe aussi par un meilleur contrôle du respect des limitations de vitesse sur les routes. Enfin les abribus devraient être généralisés.

La question du logement est également prioritaire puisque beaucoup de jeunes ou de familles monoparentales sont contraints de quitter la commune en raison des prix de l’immobilier, tandis que de nombreuses personnes âgées vivent dans de grandes habitations souvent éloignées des facilités. Ecolo est favorable aux politiques innovantes en la matière (habitats groupés ou intergénérationnels), ainsi qu’à une certaine diversification de l’habitat permettant d’offrir à chacun des logements adaptés. L’aménagement du territoire doit tendre à une densification maîtrisée plutôt qu’à une extension sans fin de l’habitat. Ces mesures doivent être prises dans le respect du style des différents villages.

D’autres points du programme sont l’accueil de la petite enfance, pour lequel l’offre doit être améliorée tout en favorisant un accueil ‘vert’, la solidarité avec le tiers monde qu’une série d’initiatives doit permettre de développer, et la démocratie communale.

Le programme pour 2012

Environnement

Notre qualité de vie est intimement liée à la qualité de notre environnement. Les habitants de Lasne ont la chance d’avoir encore un cadre de vie très agréable composé de milieux diversifiés tels que prairies, vallées humides et zones boisées. Pourtant, à un niveau global, notre environnement ne cesse de se détériorer tandis que la perte de biodiversité s’accélère. Ecolo a toujours accordé une importance particulière à l’environnement, ce qui explique que nos propositions en la matière se retrouvent en filigrane de tous les thèmes abordés (agriculture et alimentation, énergie, mobilité, …). Ecolo tient à ce que tout soit fait pour préserver ce capital et sensibiliser chaque citoyen à devenir acteur de la préservation de son environnement. La commune a un rôle important à jouer, d’abord pour montrer l’exemple, et ensuite pour inciter chacun à agir à son niveau, à son domicile, dans son jardin.

Ecolo propose :

 

1. Services communaux et les marchés publics

  • Intégrer les critères environnementaux dans les cahiers des charges des marchés publics,
  • Réaliser et rénover des bâtiments en visant l’excellence en matière de consommation d’énergie et d’utilisation de matériaux durables,
  • Concevoir et aménager des espaces publics ou l’utilisation du béton est réduite (remplacé par de la végétation et de l’herbe) notamment pour limiter l’imperméabilisation des surfaces,
  • Utiliser des matériaux et solutions aussi sains et écologiques que possible pour la construction, l’entretien, le nettoyage, et/ou la rénovation (peinture…) de bâtiments communaux (administrations, crèches, écoles, logements),
  • Gérer écologiquement les espaces verts, bords de route, chemins et talus en supprimant l’utilisation de pesticides et en utilisant des méthodes alternatives telles que désherbage thermique ou mécanique, « mulching » (épandage de matière organique broyée), plantes couvre – sol vivaces,…
  • Prévoir des mesures de prévention des inondations dans les travaux communaux et lors de l’attribution de permis par la commune,
  • Généraliser l’achat de véhicules aussi peu polluants que possible,
  • Eviter autant que possible l’utilisation du Wi-Fi dans les bâtiments qui dépendent de la commune (en particulier les écoles et les crèches, compte tenu de la sensibilité accrue des enfants à la pollution électromagnétique),
  • Mettre en œuvre le plan lumière déjà voté par la commune.

2. Sensibilisation des habitants

Développer des actions de sensibilisation et d’information par tous moyens visant à encourager le citoyen à prendre des mesures concrètes de protection de leur environnement.

  • stimuler par tous moyens la réalisation de travaux d’isolation (en particulier des toitures),
  • faire connaître les alternatives à l’usage des pesticides,
  • informer les habitants sur les différentes pollutions intérieures (peintures, produits de nettoyage et d’entretien, pollution électromagnétique).

3. Gestion des déchets domestiques

1er objectif : prévention de toutes les catégories de déchets :

  • dans les administrations communales et les écoles… (poursuivre la promotion de mesures simples telles que l’utilisation de gourdes comme alternative aux canettes ou aux tétrabriques, le non recours aux emballages individuels, l’installation de fontaines à eau, l’utilisation de papier recyclé, la collecte des vieux papiers),
  • chez les commerçants (usage de sacs réutilisables),
  • chez les indépendants, et
  • chez les particuliers…

2ème objectif : récupérer, valoriser, recycler. De bonnes pratiques sont déja en place sur la commune de Lasne (collecte de papier/carton, collecte des déchets toxiques) mais il est possible de faire mieux, en particulier pour les déchets organiques (ménages, jardins) pour lesquels il faudrait :

  • à défaut de parc à conteneurs à Lasne, la commune devrait mettre à la disposition des habitants un terrain pour le dépôt des déchets verts,
  • continuer à encourager l’installation de composts chez les particuliers et les informer quant à la réalisation de celui-ci,
  • * encourager les particuliers à remettre leurs déchets verts dans les parcs à conteneurs ; ces déchets sont compostés dans des centres spécialisés où ils peuvent se procurer du compost de bonne qualité.

4. Gestion de l’eau

a) Nappe phréatique des sables bruxelliens

La nappe phréatique des sables bruxelliens, sur laquelle la commune de Lasne est sise, compte parmi les plus polluées de Belgique. Il convient de maintenir le contrôle et de poursuivre le travail d’assainissement de la lutte contre les nitrates.

b) Eau potable et eaux usées

L’importance d’une bonne gestion de l’eau potable et des eaux usées est de plus en plus reconnue. Outre le programme d’égouttage qui doit être poursuivi, il convient d’encourager l’installation de citernes d’eau de pluie (WC, lave linge, etc…).

c) Cours d’eau et zones humides

Il est primordial d’assurer leur préservation. Ainsi, les riverains devraient être sensibilisés au respect des cours d’eau. De même, la commune est riche en étangs qui concourent à l’équilibre écologique : il importe de sensibiliser leurs propriétaires à leur conservation et entretien.

La commune a signé le contrat de rivière. Une bonne gestion du bassin hydrographique de la commune est nécessaire pour lutter contre les inondations. Le maintien de zones submersibles est primordial vu le caractère exceptionnel des précipitations de ces dernières années.

5. Préservation de la biodiversité

La Commune doit s’inscrire dans une stratégie active pour stopper le déclin de la biodiversité. Ainsi, un « Plan Communal de Développement de la Nature (P.C.D.N.) » a été approuvé par le Conseil Communal en décembre 2005.

Selon la charte qui a été approuvée, « L’objectif de ce plan est de sauvegarder, restaurer ou développer le patrimoine naturel et paysager du territoire communal dans ses composantes physiques et biologiques tenant compte du développement économique et social des habitants ».

En collaboration avec un groupe de citoyens bénévoles, divers projets relatifs à la conservation de la nature, aux sentiers, aux paysages et à la sensibilisation, un certain nombre de fiches projets ont été élaborées et font partie de la charte en question.

Le maillage écologique doit être maintenu, voire amélioré, pour une libre circulation des espèces et la biodiversité qui le compose.

Outre ce plan, il faut faire respecter et sanctionner les contrevenants aux différents règlements communaux en matière d’environnement, à savoir : celui sur l’abattage, celui sur les essences et distances de plantation à respecter, celui sur l’incinération de déchets…

(nous vous invitons à prendre connaissance du PCDN ainsi que des règlements précités sur le site de la commune : www.lasne.be )

Depuis juillet 2011, Lasne s’est engagée à devenir commune « maya ». Cet engagement vise à maintenir et développer des espaces propices à la vie des abeilles. On ne soulignera jamais assez le rôle primordial que ces butineuses ont sur notre alimentation. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous insistons tant sur la nécessité de supprimer l’utilisation d’herbicides ou autres produits chimiques et encourageons les citoyens à imiter leur commune en plantant des essences mellifères.

Énergie

Mener une politique de l’énergie qui réponde aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux

Notre société est confrontée à deux défis majeurs : lutter contre le dérèglement climatique causé par l’activité humaine et se préparer à la diminution des matières premières, et à l’inévitable poursuite de la flambée de leur prix !

Pour Ecolo, il s’agit d’une urgence politique, où il est du devoir de chaque niveau de pouvoir – et donc également du niveau communal – de prendre des mesures précises pour réduire la consommation d’énergie et des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre), d’une part, et aider les citoyens à alléger leurs factures d’énergie, d’autre part. En effet, la proportion des revenus consacrés à l’énergie est trop élevée pour les bas revenus, et l’énergie sera certainement la question sociale du XXIeme siècle.

Ecolo propose :

 

 1) Faire de la commune un exemple d’utilisation rationnelle de l’énergie (URE)

La commune peut agir sur la consommation énergétique de ses bâtiments, mais aussi sur son parc de véhicules, et sur les déplacements de ses employés. Dans cette optique, il convient de :

  • Définir un objectif de réduction annuelle des consommations après avoir réalisé (ou complété) un bilan de la consommation des bâtiments et logements communaux, du parc automobile, des déplacements effectués par le personnel, de l’éclairage communal …
  • Adopter la norme « Bâtiment passif » pour toute nouvelle construction et la norme « Basse Energie » pour toute rénovation d’un bâtiment communal.
  • Rénover les bâtiments communaux, suivant l’ordre de priorité établi : isolation progressive des toitures en favorisant les matériaux écologiques, remplacement progressif des châssis et chaudières, placement de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments ayant une bonne orientation.
  • Intensifier les campagnes de sensibilisation et de formation dans tous les services et lancer une dynamique d’URE, avec désignation d’un responsable énergie par bâtiment, stratégie d’émulation et de récompense, information du public dans chaque bâtiment sur les actions menées et les résultats obtenus (évolution des consommations …)
  • Dans ce cadre, inciter les écoles à réduire leur consommation énergétique avec la participation des élèves.
  • Introduire la préoccupation énergétique dans tous les cahiers de charge, en tenant compte des objectifs à moyen et long termes.
  • Veiller au bon entretien du parc automobile communal et remplacer progressivement les véhicules par des véhicules moins polluants en prenant en compte toutes les émissions (Ecoscore).
  • Poursuivre la mise en œuvre du Plan Lumière.
  • De manière générale, mettre la commune dans une dynamique environnementale avec notamment sa participation à la Convention des Maires1.

2) Assumer le rôle de facilitateur des économies d’énergie et de garant de l’accès à l’énergie pour tous les citoyens, les plus précarisés en particulier

La commune, via entre autres le CPAS, est un interlocuteur de première ligne dans la lutte contre la précarité énergétique.

  • Intensifier le rôle de la permanence énergie et organiser des actions de sensibilisation visant à répondre aux questions des citoyens, et plus spécifiquement des ménages précarisés.
  • Lancer, en synergie avec le conseiller en énergie, un plan d’action au CPAS, prévoyant notamment un suivi individualisé des ménages précarisés, bénéficiaires ou non du CPAS, avec un accompagnement pour la mise en œuvre des solutions identifiées (par exemple réalisation de petits travaux d’isolation des canalisations de chauffage, placement de thermostat ou de vannes …).
  • En fonction des marges budgétaires, compléter les aides fédérales, régionales et provinciales dans les domaines de l’économie d’énergie, en particulier en matière d’isolation et d’équipements de chauffage, aides qui seront liées aux revenus des demandeurs. Par exemple, mise en place d’un plan d’isolation des toitures (pouvant générer jusqu’à 30% d’économie d’énergie, et revaloriser les habitations concernées).
  • Tenir compte de la dimension énergie et réduction des émissions de CO2 dans l’octroi des permis d’environnement, des permis d’urbanisation, des permis d’urbanisme et dans les plans de mobilité ou les outils d’aménagement du territoire, en imposant le cas échéant des objectifs plus ambitieux que la législation.
  • Stimuler des groupements d’achats collectifs d’électricité verte par des particuliers.

Agriculture et Alimentation

En nous nourrissant quotidiennement, nous participons à un système agroalimentaire complexe qui façonne le monde. De la terre à l’assiette, le chemin croise une large série d’enjeux touchant à la culture, la santé, l’environnement, l’économie, la solidarité, les relations Nord-Sud…

Ainsi, l’élevage est le deuxième plus gros pollueur climatique, après le secteur de l’énergie, avec 18 % de tous les gaz à effet de serre à l’échelle mondiale (le secteur du transport en produit 13 %). Si l’on instaurait en Europe une seule journée végétarienne par semaine, cela reviendrait au bout d’un an à une réduction des émissions de CO2 aussi importante que s’il y avait 13 millions de voitures en moins sur les routes.

Par ailleurs, au niveau de l’agriculture, le mode de production bio ou non mais plus encore le transport (en particulier par avion) ou la culture sous serre peuvent avoir un impact lourd sur les émissions de CO². L’importance de privilégier des filières locales est évidente.

La situation actuelle

Sur base de l’affectation des sols au plan de secteur (2003), la surface de Lasne se décompose comme suit : 42 % de surface agricole, 11 % d’espaces verts et parcs, 11 % de forêts et 34 % en zone urbanisée. Mais 26 % des exploitations agricoles ont disparu entre 1980 et 2000. Et quel est le bilan environnemental de la commune ?

Il fut un temps où l’on pouvait remplir des jerricanes d’eau de source délicieuse et potable aux fontaines de Lasne, Ransbeck, Couture. Malheureusement, aujourd’hui cette eau est devenue impropre à la consommation. En effet, Lasne est située sur la nappe aquifère des « sables bruxelliens » qui présente un taux de nitrate qui la place parmi les nappes aquifères belges les plus polluées. Or ces nitrates proviennent en grande partie des effluents d’élevage, et des engrais azotés utilisés par les agriculteurs. Des études faites par le laboratoire d’écologie des prairies de l’Université catholique de Louvain entre 1997 et 2001 ont montré qu’il existe des possibilités d’amélioration de la situation et Ecolo encourage la poursuite de ces efforts (cf chapitre Environnement).

De plus, dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC), pour faire face à la concurrence internationale, la Belgique a, pendant des années (de 1958 à 1992), pratiqué activement le remembrement. Celui-ci consistait à rendre les exploitations agricoles les plus aptes possible à mener une agriculture intensive, plus productive, mais aussi beaucoup plus polluante.

C’est ainsi que la plupart des haies et bocages ont disparu pour faire place à des étendues de « surfaces agricoles utiles » (SAU) uniformes pour permettre l’utilisation de machines agricoles de plus en plus imposantes. Cette politique n’a pas épargné notre commune qui a vu la plupart de ses haies et bocages disparaître. Les haies avaient leur utilité : habitat de nombreux insectes, oiseaux, rongeurs qui participaient à l’élimination des insectes nuisibles pour les cultures ; elles ont été remplacées par des insecticides chimiques qui contribuent eux aussi à la pollution de la nappe aquifère. Les bocages aussi avaient leur utilité : ils permettaient avec les haies d’éviter l’érosion en faisant barrage à la perte des terres emmenées par le ruissellement de l’eau lors des précipitations. Rappelons-nous les inondations d’eau boueuse dont la vallée lasnoise a été victime de façon répétée ces dernières années.

Les effets des méthodes et des produits non écologiques commencent à être compris par un nombre croissant d’agriculteurs, et il apparaît de plus en plus que les agriculteurs et Ecolo ont en commun la volonté de préserver le caractère rural du paysage lasnois, ses prairies, ses champs, la plaine …et son champ de bataille.

Ecolo propose :

Favoriser le développement de mesures agro environnementales et stimuler les meilleures pratiques agricoles pour préserver le maillage écologique Ecolo veut aider les agriculteurs motivés à pratiquer une agriculture biologique qui s’avère maintenant être un débouché rentable, avec une valeur ajoutée supérieure à celle de l’agriculture intensive et qui procure aux agriculteurs qui la pratiquent de réelles satisfactions.

Nous proposons que divers outils soient mis à la disposition des agriculteurs, tels que :

  • prise en charge par l’administration communale de la restauration sur les surfaces agricoles, des haies et des bocages, ce qui donne droit à des subsides de la part de la communauté européenne au profit des agriculteurs ;
  • soutien de l’administration communale dans les démarches visant à obtenir un label « Bio » certifié par un organisme officiellement reconnu par le Ministère de l’Agriculture pour les agriculteurs (Ecocert).
  • En ce qui concerne les élevages, Ecolo luttera contre l’implantation d’élevages industriels du type « poulaillers géants » et s’efforcera de convaincre les agriculteurs de se convertir là aussi à des méthodes bio qui permettent d’obtenir des produits de qualité bien supérieure
  • Mettre en œuvre un plan de lutte contre le déclin des abeilles.

Favoriser la rencontre et la reconnaissance entre agriculteurs et citoyens :

  • Stimuler le développement de groupes d’achat collectif.
  • Organiser des actions d’éducation à l’alimentation saine et durable (calendrier des fruits et légumes de saison), ainsi que des activités favorisant l’apprentissage du goût et de la diversité alimentaire dans les écoles.
  • Sensibiliser les enfants des écoles à l’agriculture (visite à la ferme, animations, …).

Promouvoir une alimentation durable, de qualité et aussi locale que possible :

  • Faire en sorte que les repas servis dans la commune (cantines scolaires, crèches, administrations, CPAS, …) soient équilibrés, sains, de qualité et à prix raisonnable, en intégrant des critères clairs en ce sens dans les cahiers des charges des marchés publics :
    • promouvoir la saisonnalité et la proximité,
    • choisir des aliments issus de l’agriculture bio belge lorsque cela est possible, ou des pays du sud (auquel cas privilégier les aliments issus du commerce équitable),
    • veiller à l’équilibre nutritionnel (respect de la pyramide alimentaire),
    • diminution des grammages de protéines d’origine animale et organisation d’un repas végétarien par semaine.

Mobilité

La commune de Lasne a élaboré en 2005 un Plan Communal de Mobilité (PCM) destiné à améliorer la mobilité dans la commune. Il a peu servi jusqu’à ce jour et il devrait être mis à jour. L’habitat très dispersé à Lasne est un paramètre à considérer à court terme, tandis qu’une densification maîtrisée de nos villages, dans le respect du style et des caractéristiques de chacun de ceux-ci, est un objectif à réaliser à moyen terme afin de simplifier les problèmes de liaison dans et vers l’extérieur de la commune.

Ecolo propose :

Développer les modes durables comme alternatives crédibles à la voiture

  • Créer, entretenir et valoriser les infrastructures piétonnes, cyclistes.
  • Créer des aires de stationnement aux points d’arrêt principaux des TEC
  • Prendre systématiquement en considération les besoins des piétons, des cyclistes et des cavaliers lors de l’aménagement des voiries.
  • Organiser les abords d’école en vue de favoriser l’accès à pied et à vélo.
  • Assurer la sécurité sur les routes notamment en limitant la vitesse à maximum 70 km/h dans la commune.

Stimuler le co-voiturage

Garantir une mobilité pour tous

  • Renforcer l’attractivité des TEC en augmentant les fréquences et en soignant les correspondances.
  • Généraliser les abris aux arrêts de bus.
  • Assurer la mobilité et l’autonomie des aînés ou des personnes les plus isolées ; en fonction des demandes non couvertes, renforcer les services de taxi social à la demande permettant de se rendre à des consultations médicales, ou d’accéder à une gare proche, …
  • Signaler les passages possibles de cavaliers quand ceux-ci sont contraints d’utiliser les routes pour rejoindre les chemins de campagne.

Sensibiliser les acteurs de l’école

  • Organiser des actions de déplacements groupés à pied et à vélo pour desservir les écoles et organiser des lignes de ramassage.
  • Multiplier les formations spécifiques des enfants (brevet du cycliste par exemple).

Faire respecter les décisions prises par les pouvoirs publics

  • Lutter contre l’appropriation de l’espace public par des usagers peu respectueux des décisions prises pour développer des politiques de mobilité efficaces : pistes cyclables, trottoirs, haies.
  • Assurer le respect par des limitations de vitesse et ainsi la sécurité des usagers faibles.

Logement

Garantir un logement adapté et à la portée de tous, pour aujourd’hui comme pour demain

Aujourd’hui, la part moyenne du budget familial consacrée au logement est de 30 %, cette proportion pouvant atteindre 65 % pour les ménages les plus démunis. A cet égard, les notaires du Brabant wallon constatent que le nombre de personnes qui ne peuvent trouver un logement financièrement accessible, augmente constamment. Cette situation souvent dramatique leur est révélée à l’occasion des dossiers de divorce ou de séparation qui leur sont confiés. Ainsi, le nombre de familles dites « mono- parentales » a augmenté de plus de 50 % depuis 20 ans.

Permettre à chacun d’avoir un logement adapté à ses caractéristiques et à son parcours de vie sans risquer l’asphyxie financière constitue donc la préoccupation principale d’Ecolo. Un autre défi majeur consiste à anticiper la croissance démographique annoncée en Brabant Wallon en déployant un dispositif diversifié d’opérations qui visent à augmenter le stock de logements disponibles et à densifier le bâti existant.

Ecolo propose :

Assurer l’accès à un logement de qualité à un prix abordable pour tous

  • Mettre en place – en collaboration avec la Région wallonne et la province du Brabant wallon, et le cas échéant par le biais de partenariats public-privé – une politique volontariste de construction, promotion et rénovation des logements publics (logements d’urgence, de transit, à destination des revenus modestes).
  • Soutenir les initiatives d’habitats groupés ou intergénérationnels (kangourou, kots étudiants chez un aîné…)
  • Développer sur Lasne les actions des Agences Immobilières Sociales et des Agences de Promotion par le Logement.

Améliorer la qualité des logements

  • Prendre en compte la dimension écologique dans la réalisation, la rénovation et la gestion des logements publics (matériaux durables, performances énergétiques élevées)
  • Etablir un cadastre énergétique des logements publics et privés mis en location et susciter des actions pour améliorer leurs performances énergétiques.
  • En fonction des marges budgétaires, compléter les aides fédérales, régionales et provinciales dans les domaines de l’économie d’énergie, en particulier en matière d’isolation (en particulier toitures), aides qui seront liées aux revenus des demandeurs.
  • Prévoir une information préalable obligatoire à la délivrance des permis d’urbanisme où sont explicitées les conséquences écologiques des choix du maître de l’ouvrage.

Veiller à optimiser la bonne gouvernance en matière de logement et le service aux citoyens

  • Mettre en place un guichet unique du logement (inscriptions pour les différents types de logements publics et AIS, informations, primes, CPAS…)

Agir sur les biens abandonnés ou inoccupés

  • Tenir à jour un inventaire des immeubles abandonnés et des logements inoccupés.
  • Mettre en œuvre les sanctions en cas d’immeubles abandonnés ou de logements inoccupés (taxes ou amendes administratives).
  • Prendre en gestion publique les logements inoccupés : faire usage des subsides disponibles pour leur acquisition et rénovation.

Agir sur les biens sous-occupés

  • Assurer une meilleure occupation des espaces sous-occupés en permettant la cohabitation (cfr infra) et fournir une aide logistique, voire financière (en fonction des marges disponibles), pour la réalisation des travaux de trasformation.
  • Fournir une aide logistique, voire financière (en fonction des marges disponibles) pour la réhabilitation des logements au-dessus des commerces et la réalisation d’accès séparés ; mettre en place un coordinateur chargé de réunir les acteurs.

Assurer une meilleure densité des nouveaux bâtiments dans le respect de l’identité des différents villages

  • Revoir le Règlement Communal d’Urbanisme :
    • d’une part pour permettre la séparation d’habitations (actuellement un seul logement est autorisé par parcelle constructible) et ainsi la cohabitation (par exemple habitats kangourou), et
    • d’autre part, pour réviser à la baisse, en tous cas dans les zones les plus densément habitées, les exigences de superficie minimale des terrains à bâtir, et la limite maximale de surface construite au sol.
  • Stimuler la conception des logements dans la perspective de les voir évoluer (logements modulables).

Aménagement du territoire et Urbanisme

« Une commune où il fait bon vivre », c’est aussi un aménagement du territoire respectueux du développement durable. La politique d’aménagement du territoire est fondamentale pour la création d’un cadre de vie harmonieux et pour la prévention des nuisances et pollutions diverses. C’est une politique sur laquelle les responsables communaux ont une maîtrise importante, dans le cadre du CWATUP (Code Wallon d’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine) en Wallonie. C’est pourquoi il est essentiel pour ceux-ci d’avoir une« vision stratégique » de l’avenir de leur territoire et de mettre en œuvre des outils de planification, sous peine de naviguer à la petite semaine et d’exposer la population à des difficultés irréversibles. L’aménagement du territoire doit répondre aux besoins des gens et aux impératifs du développement durable : économie des ressources (de l’énergie et des matières premières, mais aussi de l’espace), protection du patrimoine culturel et naturel, équilibre des fonctions (collectives et privées), de la place pour tous, des espaces pour les activités, des lieux accessibles à tous, une mobilité respectueuse du cadre de vie, des logements proches des lieux de travail, etc. Pour ECOLO, le défi est à la fois de freiner le morcellement de l’habitat dans les campagnes et de favoriser l’habitat dans les noyaux urbains. Une telle politique d’aménagement durable doit être menée à l’échelle des communes, mais également à l’échelle intercommunale, afin d’éviter la concurrence entre communes qui cherchent toutes à attirer le plus d’habitants possibles.

Ecolo propose :

  • La Commune dispose aujourd’hui d’un schéma de structure, d’un Règlement Communal d’Urbanisme (RCU), d’un PCDN (Plan Communal de Développement de la Nature) et de Plans Particuliers d’Aménagement (PPA) en vigueur et en projet lui permettant l’autonomie de décision en ce qui concerne l’aménagement de son territoire. Ces outils sont nécessaires pour assurer le respect et le maintien du cadre de vie et ainsi mener une politique active de gestion du territoire. Un suivi attentif de ces outils doit permettre de les améliorer sans cesse.La révision du RCU, annoncée en 2007, doit enfin être finalisée. Elle a été initiée en Commission Urbanisme pour être ensuite confiée à un auteur de projet. Nous en attendons toujours la première ligne…
  • Mener des politiques innovantes. La commune doit montrer l’exemple dans une gestion plus écologique de son propre patrimoine, elle doit être volontariste pour mettre fin au gaspillage d’infrastructures, intégrer la maîtrise de l’énergie dans toute décision d’investissement et d’implantation. Elles peut lancer et soutenir des projets pilotes privilégiant par exemple la mitoyenneté, la densité de l’habitat, des espaces publics de qualité, des matériaux traditionnels ou des systèmes d’égouttage plus écologiques…
  • Privilégier la densification de l’habitat en proposant de nouvelles formules de logement, et éviter l’éparpillement de nouvelles habitations le long des routes. Les nouvelles constructions doivent être envisagées du point de vue du développement durable, une attention particulière étant apportée aux économies d’énergie.
  • Préserver la quantité et la qualité des espaces verts et des paysages ruraux et organiser leur accessibilité par l’entretien ou la création de chemins et sentiers.
  • Etre attentif à faire respecter les réglementations par tous et abandonner la politique de deux poids, deux mesures.
  • Lancer des collaborations entre les communes pour définir des politiques globales et solidaires sur des territoires plus cohérents, par exemple en matière de zones d’activité économique.
  • Donner un rôle effectif à la commission consultative d’aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM) dans l’élaboration des décisions stratégiques en matière d’aménagement du territoire.
  • Mener une politique territoriale avec participation accrue des citoyens. La prise en compte des droits et besoins des populations constitue la pierre angulaire du développement durable. Pour permettre la participation de tous à l’amélioration du cadre de vie, organiser des consultations de la population sur l’avenir et les besoins des quartiers (en amont des permis) ; les associations ont aussi un rôle d’information et de sensibilisation à jouer.
  • Améliorer les enquêtes publiques : qu’il s’agisse d’enquêtes publiques sur des projets de plans, des demandes de permis ou des études d’incidences, ces enquêtes sont essentielles au bon fonctionnement de la démocratie et à l’implication des citoyens. C’est pourquoi l’accès à l’information et aux dossiers devrait être amélioré (notamment par extension des horaires d’ouverture du service concerné). De plus, une fois un permis obtenu, il est indispensable de faire un suivi des décisions pour en assurer le respect.

Enfance

À Lasne, comme dans l’ensemble de la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles), l’offre de places d’accueil de la petite enfance est insuffisante. A cet égard, le rôle d’impulsion et d’accompagnement des communes est primordial.

Ecolo propose :

Petite enfance (0-3 ans) : développer des structures d’accueil pour tous, en rencontrant les besoins des tous petits et de leurs parents

  • créer (ou stimuler la création) de nouvelles places d’accueil de la petite enfance,
  • garantir aux parents une participation dans les frais de garde en fonction de leurs revenus,
  • organiser des offres d’accueil ponctuel en finançant les haltes garderies pour faire face aux situations particulières ou urgentes : horaires atypiques, indisponibilité de la gardienne habituelle, changement de rythme de travail d’un indépendant, prise en charge d’un proche…,
  • organiser l’offre d’un service de garde à domicile d’enfants malades à prix coutant,
  • assurer la promotion des bonnes pratiques alimentaires dans les milieux d’accueil : menus équilibrés, produits biologiques et locaux, fruits et légumes frais et de saison,…
  • veiller à offrir un accueil « vert » aux enfants : utilisation de peintures naturelles, utilisation de produits d’entretien respectueux de la santé, …

Soutenir les parents et favoriser l’intergénérationnel

  • organiser des formations et journées d’action qui permettent d’épauler les familles dans leur mission d’éducation,
  • soutenir les rencontres intergénérationnelles avec les enfants (ex : initiatives conjointes entre crèches, écoles primaires ou maisons de repos pour des activités de lecture, bricolage, sport, nature),
  • aménager un espace de Jeux et rencontres intergénérationnel, p.ex. dans le parc à l’arrière de la maison communale.

Solidarités

En ce début de troisième millénaire, les inégalités Nord/Sud n’ont jamais été aussi importantes. Dans le monde, un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes et de diarrhée toutes les 17 secondes, une personne sur quatre vit avec moins d’un euro par jour, une personne sur trois n’a accès ni à l’eau potable, ni à l’assainissement. Les migrations dites ’économiques’ et celles dues aux changements climatiques vont s’intensifier drastiquement dans les années à venir. La coopération entre les pays du Nord et du Sud est donc essentielle, et les communes ont leur rôle à jouer dans cette solidarité.

Jusque récemment, le palmarès de Lasne en matière de solidarité Nord-Sud n’était pas resplendissant. Vers la fin de 2009, un groupe de citoyens lasnois (issus principalement des rangs d’Ecolo) a fondé le groupe « Solidarité Lasne – Tiers-Monde », dans le but de sensibiliser la population à la situation des pays en voie de développement, et d’inciter les autorités de la commune à plus de solidarité entre riches et démunis . Ce dernier but fut atteint assez rapidement par l’établissement par la Commune d’une plateforme appelée « Lasne en ActionS », présidée par l’échevine de l’égalité des chances. « Lasne en ActionS » se réunit régulièrement dans les bâtiments du CPAS, et a déjà plusieurs actions à son actif ayant permis de mobiliser des fonds pour des projets d’associations-membres.

Ecolo propose :

  • Que la Commune accorde le statut plein de ’conseil consultatif de la solidarité ’ à la plateforme « Lasne en ActionS », avec la mission de conseiller la commune sur sa politique de coopération Nord-Sud, sur les actions de sensibilisation à mener, et sur le choix des projets à soutenir et à évaluer.
  • Que l’échevin(e) à l’Egalité des Chances, inspiré(e) par ce conseil consultatif, impulse et coordonne les actions de solidarité portées par la commune et rende compte de celles-ci au conseil communal. Ces actions de coopération Nord-Sud et d’éducation au développement devront souvent être précédées d’un travail de sensibilisation du collège communal afin de les convaincre de consacrer des budgets à la solidarité.
  • Qu’en matière de solidarité, de respect, d’esprit d’accueil et d’ouverture, la Commune stimule, encadre et facilite les initiatives de la société civile.
  • Que le budget que la Commune accorde à la solidarité Nord-Sud soit significativement revu à la hausse, aux dépens des montants – très – généreux prévus pour des activités telles que des jumelages avec des cités opulentes…
  • Que la Commune opte pour des achats responsables (produits du commerce équitable), agissant ainsi en faveur d’une plus grande justice dans l’organisation de la production.

Que de manière générale la Commune soit un vecteur de sensibilisation permanente de sa population en matière de coopération Nord-Sud, en particulier auprès des plus jeunes (écoles).

Aînés

L’un des enjeux majeurs du 21eme siècle sera de faire face à l’augmentation du nombre de nos aînés. Au vu de sa pyramide des âges, Lasne n’échappe pas à cette réalité. En ce domaine, la commune est le premier niveau d’action pour répondre aux besoins des citoyens plus âgés en termes de qualité de vie, d’autonomie et de solidarité. Mais si une partie des aînés est marquée par la dépendance, une grande part des personnes de plus de 60 ans vivent en bonne santé et possèdent un savoir, du temps, de l’énergie qu’ils peuvent désirer mettre au service de la société.

Ecolo propose :

Adapter et développer des lieux de vies en fonction des besoins spécifiques

  • Prise des mesures nécessaires pour permettre le maintien à domicile en transformant de grandes maisons unifamiliales – fréquentes à Lasne – en deux (ou plusieurs) logements, dont l’un adapté aux aînés, par le biais d’une aide logistique (conseil d’architecte et d’ergothérapeute, réalisation…) et d’une aide financière.
  • Développer davantage encore l’ensemble des services nécessaires pour assurer le maintien à domicile : repas, soins, télé-vigilance, aides ménagères, gardes à domicile, service de petites réparations, de courses, d’aide à la promenade…).
  • De manière générale, soutenir les initiatives de résidences-services sociales, d’habitats groupés ou intergénérationnel, co-housing, permettant une autonomie collective face à la perte d’autonomie individuelle.
  • Créer une cellule « senior sitting » pour dépanner une famille qui s’occupe d’aînés et qui s’absente.

Favoriser la participation citoyenne des aînés et valoriser leur expérience

  • Valoriser le savoir des aînés dans les communes au bénéfice de tous, par exemple via les écoles de devoirs, ou en proposant aux aînés de venir témoigner de choses qu’ils ont vécues (grands événements historiques, métiers disparus, vie dans le village il y a des dizaines d’années).
  • Favoriser les échanges notamment intergénérationnels ; exemples : bâtiments accueillant maison de repos et crèche, potagers gérés conjointement par des aînés et des élèves du primaire, activités de théâtre réunissant seniors et adolescents, organisation de fêtes de quartier, de voisinage.…

Adapter les infrastructures et services communaux aux aînés

  • Etre particulièrement attentif et exigeant quant à l’accessibilité des bâtiments gérés par la commune.
  • Veiller au confort et à la sécurité de tous, y compris les aînés, en veillant à la création et à l’entretien d’abri-bus (de nombreux arrêts n’en sont pas pourvus) et en assurant la visibilité de l’ensemble des passages pour piétons.
  • Aide au transport des aînés : en fonction des demandes non couvertes, renforcer les services de taxi social à la demande permettant de se rendre à des consultations médicales, ou d’accéder à une gare proche, …
  • Associer les personnes âgées aux politiques communales ; leur faciliter l’accès aux infrastructures et aux informations, entre autres via la formation à l’utilisation des technologies.
  • Renforcer le rôle du conseil communal consultatif des ainés.

Maintenir le soutien des associations des Aînés actives à Lasne

Aide logistique (prêt de matériel et infrastructures) et financière

Démocratie Communale

Assurer toujours plus de participation des citoyens est un des fondamentaux du projet de société d’ECOLO. La Commune est le niveau de pouvoir le plus proche du citoyen. Les faits ne correspondent pas toujours à cette définition. Lasne vit bien et la vie s’y déroule sans grandes tensions. Cependant encore trop peu de personnes sont associées à la vie publique alors qu’il existe dans la population un grand réservoir de connaissances qui devrait être mieux utilisé. La commune à tout à gagner à informer et impliquer davantage la population dans les projets. Cela nécessite toutefois un apprentissage par le citoyen des mécanismes « secrets » de la gestion communale.

Ecolo propose :

1. Rendre les conseils communaux attractifs pour le public

  • Les citoyens sont acceptés mais pas vraiment les bienvenus aux conseils communaux. Rien n’est fait pour rendre ceux-ci compréhensibles et intéressants à ceux qui n’ont pas les dossiers sous les yeux. Il suffirait pourtant de peu de choses : projeter sur écran les plans et les photos des lieux concernés ; afficher les résumés des propositions financières, … et pourquoi ne pas rendre ensuite les dossiers accessibles sur le site de la commune ?

2. Favoriser et stimuler la participation des citoyens

  • Remplacer les commissions communales (mobilité, déchets,…) réservées aux élus par des commissions consultatives où les conseillers communaux pourront être assistés par des experts de leur choix et où seront invitées des personnes ressources. La décision finale restant évidemment toujours du ressort du Conseil communal.
  • Associer plus systématiquement les habitants à l’élaboration des projets communaux qui touchent directement à leur environnement et à la qualité de vie dans leur quartier, et maintenir cette concertation pendant la mise en œuvre des projets.
  • Assouplir le droit d’interpellation et consacrer un temps limité, lors de chaque conseil, à l’écoute des citoyens.

3. Informations sur la vie communale

  • Le collège devrait organiser, chaque année, une séance publique d’information sur le budget communal. Cette séance pourrait également servir au collège pour demander l’avis de la population sur certains projets de dépenses.
  • La « Vie à Lasne » apporte un certain nombre d’informations aux citoyens. Nous proposons d’y ajouter des rapports de la Commission communale d’aménagement du territoire (CCATM), du CPAS et des mandataires communaux dans les organismes externes (intercommunales).
  • Le site internet de la commune devrait être développé afin de systématiquement donner accès à l’ensemble des documents liés aux différents projets. Le projet de budget, une fois adopté devrait y être consultable.

4. Publicité des procédures d’enquêtes publiques

  • Le nombre de panneaux servant à l’affichage doit être augmenté.
  • La forme des avis (et autres documents administratifs soumis à l’information) pourrait être améliorée pour être plus compréhensible pour tout un chacun. Ils doivent en outre être mieux protégés des intempéries.

Sécurité

Vivre dans un climat de sécurité est un droit absolu. Chacun doit pouvoir vivre et se déplacer dans son quartier ou son village sans craindre pour son intégrité physique ou morale.

Au delà de la sécurité, la commune dispose de la plupart des leviers pour améliorer le cadre et la qualité de vie dans les quartiers et les villages. En concertation avec les citoyens, il est possible d’aménager un quartier, une place, une rue pour la rendre plus agréable, plus sûr(e), plus accueillant(e) pour tous. La rue et les espaces publics peuvent être pensés pour favoriser la rencontre, l’échange, le rapprochement entre les différents usagers, toutes générations et origines confondues.

Ecolo propose :

Organiser le travail de la police et définir ses priorités en fonction des réalités du terrain

  • Renforcer la police de proximité et multiplier les patrouilles dans de larges plages horaires.

Garantir le respect des règlements de police administrative des communes

  • S’assurer que les incivilités soient constatées et sanctionnées, notamment au moyen d’un travail de collaboration entre la police et les agents constatateurs de l’administration communales. Une haie trop large et trop haute gêne le passage des piétons et peut aussi constituer une protection intéressante pour les voleurs !

Assurer la sécurité routière

  • Veiller à un strict respect des différentes limitations de vitesse.
  • Revoir certaines de ces limitations de vitesse à la baisse (70 km/h devant constituer un maximum à ne pas dépasser dans la commune).
  • Intégrer la sécurité routière et la mobilité douce dans toutes les décisions en matière d’aménagement du territoire et dans les aménagements routiers.

Créer de la convivialité dans les quartiers

  • Embellir les lieux publics : créer, entretenir et valoriser des aménagements de qualité, des cheminements piétonniers et cyclistes protégés.
  • Accorder la plus grande attention à la propreté des rues, espaces publics, trottoirs et nombreux sentiers que compte la commune.

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