Logement

Garantir un logement adapté et à la portée de tous, pour aujourd’hui comme pour demain

Publié le dimanche 12 août 2012

Aujourd’hui, la part moyenne du budget familial consacrée au logement est de 30 %, cette proportion pouvant atteindre 65 % pour les ménages les plus démunis. A cet égard, les notaires du Brabant wallon constatent que le nombre de personnes qui ne peuvent trouver un logement financièrement accessible, augmente constamment. Cette situation souvent dramatique leur est révélée à l’occasion des dossiers de divorce ou de séparation qui leur sont confiés. Ainsi, le nombre de familles dites « mono- parentales » a augmenté de plus de 50 % depuis 20 ans.

Permettre à chacun d’avoir un logement adapté à ses caractéristiques et à son parcours de vie sans risquer l’asphyxie financière constitue donc la préoccupation principale d’Ecolo. Un autre défi majeur consiste à anticiper la croissance démographique annoncée en Brabant Wallon en déployant un dispositif diversifié d’opérations qui visent à augmenter le stock de logements disponibles et à densifier le bâti existant.

Ecolo propose :

  • Assurer l’accès à un logement de qualité à un prix abordable pour tous
    • Mettre en place – en collaboration avec la Région wallonne et la province du Brabant wallon, et le cas échéant par le biais de partenariats public-privé - une politique volontariste de construction, promotion et rénovation des logements publics (logements d’urgence, de transit, à destination des revenus modestes).
    • Soutenir les initiatives d’habitats groupés ou intergénérationnels (kangourou, kots étudiants chez un aîné…)
    • Développer sur Lasne les actions des Agences Immobilières Sociales et des Agences de Promotion par le Logement.
  • Améliorer la qualité des logements
    • Prendre en compte la dimension écologique dans la réalisation, la rénovation et la gestion des logements publics (matériaux durables, performances énergétiques élevées)
    • Etablir un cadastre énergétique des logements publics et privés mis en location et susciter des actions pour améliorer leurs performances énergétiques.
    • En fonction des marges budgétaires, compléter les aides fédérales, régionales et provinciales dans les domaines de l’économie d’énergie, en particulier en matière d’isolation (en particulier toitures), aides qui seront liées aux revenus des demandeurs.
    • Prévoir une information préalable obligatoire à la délivrance des permis d’urbanisme où sont explicitées les conséquences écologiques des choix du maître de l’ouvrage.
  • Veiller à optimiser la bonne gouvernance en matière de logement et le service aux citoyens
    • Mettre en place un guichet unique du logement (inscriptions pour les différents types de logements publics et AIS, informations, primes, CPAS…)
  • Agir sur les biens abandonnés ou inoccupés
    • Tenir à jour un inventaire des immeubles abandonnés et des logements inoccupés.
    • Mettre en œuvre les sanctions en cas d’immeubles abandonnés ou de logements inoccupés (taxes ou amendes administratives).
    • Prendre en gestion publique les logements inoccupés : faire usage des subsides disponibles pour leur acquisition et rénovation.
  • Agir sur les biens sous-occupés
    • Assurer une meilleure occupation des espaces sous-occupés en permettant la cohabitation (cfr infra) et fournir une aide logistique, voire financière (en fonction des marges disponibles), pour la réalisation des travaux de trasformation.
    • Fournir une aide logistique, voire financière (en fonction des marges disponibles) pour la réhabilitation des logements au-dessus des commerces et la réalisation d’accès séparés ; mettre en place un coordinateur chargé de réunir les acteurs.
  • Assurer une meilleure densité des nouveaux bâtiments dans le respect de l’identité des différents villages
    • Revoir le Règlement Communal d’Urbanisme :
      • d’une part pour permettre la séparation d’habitations (actuellement un seul logement est autorisé par parcelle constructible) et ainsi la cohabitation (par exemple habitats kangourou), et
      • d’autre part, pour réviser à la baisse, en tous cas dans les zones les plus densément habitées, les exigences de superficie minimale des terrains à bâtir, et la limite maximale de surface construite au sol.
    • Stimuler la conception des logements dans la perspective de les voir évoluer (logements modulables).