Energie

Mener une politique de l’énergie qui réponde aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux

Publié le dimanche 12 août 2012

Notre société est confrontée à deux défis majeurs : lutter contre le dérèglement climatique causé par l’activité humaine et se préparer à la diminution des matières premières, et à l’inévitable poursuite de la flambée de leur prix !

Pour Ecolo, il s’agit d’une urgence politique, où il est du devoir de chaque niveau de pouvoir – et donc également du niveau communal – de prendre des mesures précises pour réduire la consommation d’énergie et des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre), d’une part, et aider les citoyens à alléger leurs factures d’énergie, d’autre part. En effet, la proportion des revenus consacrés à l’énergie est trop élevée pour les bas revenus, et l’énergie sera certainement la question sociale du XXIeme siècle.

Ecolo propose :

1) Faire de la commune un exemple d’utilisation rationnelle de l’énergie (URE)

La commune peut agir sur la consommation énergétique de ses bâtiments, mais aussi sur son parc de véhicules, et sur les déplacements de ses employés. Dans cette optique, il convient de :

  • Définir un objectif de réduction annuelle des consommations après avoir réalisé (ou complété) un bilan de la consommation des bâtiments et logements communaux, du parc automobile, des déplacements effectués par le personnel, de l’éclairage communal …
  • Adopter la norme « Bâtiment passif » pour toute nouvelle construction et la norme « Basse Energie » pour toute rénovation d’un bâtiment communal.
  • Rénover les bâtiments communaux, suivant l’ordre de priorité établi : isolation progressive des toitures en favorisant les matériaux écologiques, remplacement progressif des châssis et chaudières, placement de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments ayant une bonne orientation.
  • Intensifier les campagnes de sensibilisation et de formation dans tous les services et lancer une dynamique d’URE, avec désignation d’un responsable énergie par bâtiment, stratégie d’émulation et de récompense, information du public dans chaque bâtiment sur les actions menées et les résultats obtenus (évolution des consommations …)
  • Dans ce cadre, inciter les écoles à réduire leur consommation énergétique avec la participation des élèves.
  • Introduire la préoccupation énergétique dans tous les cahiers de charge, en tenant compte des objectifs à moyen et long termes.
  • Veiller au bon entretien du parc automobile communal et remplacer progressivement les véhicules par des véhicules moins polluants en prenant en compte toutes les émissions (Ecoscore).
  • Poursuivre la mise en œuvre du Plan Lumière.
  • De manière générale, mettre la commune dans une dynamique environnementale avec notamment sa participation à la Convention des Maires1.

2) Assumer le rôle de facilitateur des économies d’énergie et de garant de l’accès à l’énergie pour tous les citoyens, les plus précarisés en particulier

La commune, via entre autres le CPAS, est un interlocuteur de première ligne dans la lutte contre la précarité énergétique.

  • Intensifier le rôle de la permanence énergie et organiser des actions de sensibilisation visant à répondre aux questions des citoyens, et plus spécifiquement des ménages précarisés.
  • Lancer, en synergie avec le conseiller en énergie, un plan d’action au CPAS, prévoyant notamment un suivi individualisé des ménages précarisés, bénéficiaires ou non du CPAS, avec un accompagnement pour la mise en œuvre des solutions identifiées (par exemple réalisation de petits travaux d’isolation des canalisations de chauffage, placement de thermostat ou de vannes …).
  • En fonction des marges budgétaires, compléter les aides fédérales, régionales et provinciales dans les domaines de l’économie d’énergie, en particulier en matière d’isolation et d’équipements de chauffage, aides qui seront liées aux revenus des demandeurs. Par exemple, mise en place d’un plan d’isolation des toitures (pouvant générer jusqu’à 30% d’économie d’énergie, et revaloriser les habitations concernées).
  • Tenir compte de la dimension énergie et réduction des émissions de CO2 dans l’octroi des permis d’environnement, des permis d’urbanisation, des permis d’urbanisme et dans les plans de mobilité ou les outils d’aménagement du territoire, en imposant le cas échéant des objectifs plus ambitieux que la législation.
  • Stimuler des groupements d’achats collectifs d’électricité verte par des particuliers.