Aménagement du territoire et Urbanisme

Publié le dimanche 12 août 2012

« Une commune où il fait bon vivre », c’est aussi un aménagement du territoire respectueux du développement durable. La politique d’aménagement du territoire est fondamentale pour la création d’un cadre de vie harmonieux et pour la prévention des nuisances et pollutions diverses. C’est une politique sur laquelle les responsables communaux ont une maîtrise importante, dans le cadre du CWATUP (Code Wallon d’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine) en Wallonie. C’est pourquoi il est essentiel pour ceux-ci d’avoir une« vision stratégique » de l’avenir de leur territoire et de mettre en œuvre des outils de planification, sous peine de naviguer à la petite semaine et d’exposer la population à des difficultés irréversibles. L’aménagement du territoire doit répondre aux besoins des gens et aux impératifs du développement durable : économie des ressources (de l’énergie et des matières premières, mais aussi de l’espace), protection du patrimoine culturel et naturel, équilibre des fonctions (collectives et privées), de la place pour tous, des espaces pour les activités, des lieux accessibles à tous, une mobilité respectueuse du cadre de vie, des logements proches des lieux de travail, etc. Pour ECOLO, le défi est à la fois de freiner le morcellement de l’habitat dans les campagnes et de favoriser l’habitat dans les noyaux urbains. Une telle politique d’aménagement durable doit être menée à l’échelle des communes, mais également à l’échelle intercommunale, afin d’éviter la concurrence entre communes qui cherchent toutes à attirer le plus d’habitants possibles.

Nos propositions :

  • La Commune dispose aujourd’hui d’un schéma de structure, d’un Règlement Communal d’Urbanisme (RCU), d’un PCDN (Plan Communal de Développement de la Nature) et de Plans Particuliers d’Aménagement (PPA) en vigueur et en projet lui permettant l’autonomie de décision en ce qui concerne l’aménagement de son territoire. Ces outils sont nécessaires pour assurer le respect et le maintien du cadre de vie et ainsi mener une politique active de gestion du territoire. Un suivi attentif de ces outils doit permettre de les améliorer sans cesse.La révision du RCU, annoncée en 2007, doit enfin être finalisée. Elle a été initiée en Commission Urbanisme pour être ensuite confiée à un auteur de projet. Nous en attendons toujours la première ligne...
  • Mener des politiques innovantes. La commune doit montrer l’exemple dans une gestion plus écologique de son propre patrimoine, elle doit être volontariste pour mettre fin au gaspillage d’infrastructures, intégrer la maîtrise de l’énergie dans toute décision d’investissement et d’implantation. Elles peut lancer et soutenir des projets pilotes privilégiant par exemple la mitoyenneté, la densité de l’habitat, des espaces publics de qualité, des matériaux traditionnels ou des systèmes d’égouttage plus écologiques…
  • Privilégier la densification de l’habitat en proposant de nouvelles formules de logement, et éviter l’éparpillement de nouvelles habitations le long des routes. Les nouvelles constructions doivent être envisagées du point de vue du développement durable, une attention particulière étant apportée aux économies d’énergie.
  • Préserver la quantité et la qualité des espaces verts et des paysages ruraux et organiser leur accessibilité par l’entretien ou la création de chemins et sentiers.
  • Etre attentif à faire respecter les réglementations par tous et abandonner la politique de deux poids, deux mesures.
  • Lancer des collaborations entre les communes pour définir des politiques globales et solidaires sur des territoires plus cohérents, par exemple en matière de zones d’activité économique.
  • Donner un rôle effectif à la commission consultative d’aménagement du territoire et de la mobilité (CCATM) dans l’élaboration des décisions stratégiques en matière d’aménagement du territoire.
  • Mener une politique territoriale avec participation accrue des citoyens. La prise en compte des droits et besoins des populations constitue la pierre angulaire du développement durable. Pour permettre la participation de tous à l’amélioration du cadre de vie, organiser des consultations de la population sur l’avenir et les besoins des quartiers (en amont des permis) ; les associations ont aussi un rôle d’information et de sensibilisation à jouer.
  • Améliorer les enquêtes publiques : qu’il s’agisse d’enquêtes publiques sur des projets de plans, des demandes de permis ou des études d’incidences, ces enquêtes sont essentielles au bon fonctionnement de la démocratie et à l’implication des citoyens. C’est pourquoi l’accès à l’information et aux dossiers devrait être amélioré (notamment par extension des horaires d’ouverture du service concerné). De plus, une fois un permis obtenu, il est indispensable de faire un suivi des décisions pour en assurer le respect.